18 Mayıs 2017 Perşembe

Les Notes D’Arbil


J’ai participé à une conférence internationale à Arbil la semaine dernière. J’ai eu la chance de visiter Arbil encore une fois après deux ans pour deux jours.[1] Arbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan de l’Irak s’est développée pendant deux années, par contre les problèmes économiques ont ainsi redoublé. Dans cet article, je résumerai mes observations politiques et sociales d’Arbil.



Les mosquées d’Arbil

Ma première observation était le ralentissement du contrôle de passeport à l’aéroport d’Istanbul Atatürk. Même les voyageurs internationaux devaient attendre plus que deux heures pour le contrôle. Une police officielle turque me disait que c’est à cause de la destitution des milliers des polices après le coup d’état de l’année dernière.  J’ai vu que les touristes internationales n’étaient pas très contentes d’attendre pendant des heures pour le contrôle de passeport. Cette situation pourrait avoir des effets négatifs sur le tourisme en Turquie et le gouvernement turc doit remplacer les postes bureaucratiques immédiatement.

En Arbil, l'appel à la prière en arabe me semblait un peu diffèrent comparé celle de la Turquie. Je pense que ça peut être lié à la différence de la secte entre les turcs et les kurdes (les Kurdes sont en majorité des Shafis - Shafi'isme). Arbil a une population approximativement de 1.8 million et la capitale kurde est la meilleure ville dans tout l’Irak grâce à sa sécurité et l’atmosphère plus internationale avec plusieurs résidents internationales. De plus, maintenant il existe plus de 30 consulats en Arbil. Les pays importants pour la diplomatie internationale comme les Etats-Unis, le Chine, la Russie, le Royaume-Unis, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon, l’Espagne, l’Egypte, le Pays-Bas, la Suède, la Jordanie et la Grèce ont des consulats à Arbil. La Turquie a aussi un consulat très actif en Arbil. Certains me disaient que l’Azerbaïdjan peut aussi établir un consulat en Arbil bientôt ; mais je ne sais pas si c’est une rumeur ou la vérité. Toutefois, Arbil est une ville sous l’influence des Etats-Unis. Même que les américains sont invisibles pendant le jour, il y a des milliers des personnels américains civils et militaires. Les jeeps et les voitures américaines sont plus à la mode ici comparé à la Turquie. En outre, le dollar américain est vu comme la deuxième monnaie officielle. Vous pouvez échanger le dollar même dans les rues par les bureaux de change mobiles. Il y a deux universités américaines en Arbil ; une à Suleymaniye et une à Dohuk (Duhok). Les Etats-Unis donnent de l’importance à la région autonome du Kurdistan et il se trouve des plans pour établir des bases militaires permanents ici.[2] Ce projet peut être utile pour la stabilité de la région et la sécurité des kurdes mais quelques experts turcs pensent qu’il peut diminuer l’importance stratégique de la Turquie aussi dans le bloc occidental mené par les Etats-Unis. Le Royaume-Unis aussi est un pays influent en Kurdistan. Il y a même une université britannique ici. En outre, les sociétés d’énergies américaines et britanniques fonctionnent en Kurdistan et possèdent le droit de forage pour le pétrole kurde. En cas de danger comme le DEASH, cette situation peut être considérée comme un avantage pour les kurdes.

La citadelle d’Arbil

A la citadelle d’Arbil

Le musée de des pierres et gemmes

Une roquette utilisée au massacre de Halabja

La citadelle d’Arbil est toujours ici mais maintenant le drapeau de Kurdistan semblait plus grand à moi. Le drapeau de Kurdistan était un corpus delicti en Turquie avant quelques années mais maintenant la Turquie reçoit le leader kurde Monsieur Massoud Barzani avec le drapeau de Kurdistan dans les milieux diplomatiques. Le premier ministre turc Monsieur Binali Yıldırım défend cette ligne de conduite contre les critiques nationalistes. Il y a aussi un musée des pierres et gemmes à la citadelle d’Arbil qui peut être intéressant pour les touristes. Avec les autres professeurs, on a visité les restaurants d’Arbil et gouté les nourritures kurdes. Le premier jour était comme ça…

Le campus de l’Université Libanaise Française

Avec le recteur de l’Université Chrétienne Dimitrie Cantemir Madame Cristiana Christureanu

Le collège de Bilkent Erbil

 Avec les autres professeurs

Le deuxième jour est destiné aux affaires académiques. La conférence a été organisée par l’Université Libanaise Française et l’Université Polytechnique d’Arbil au campus de l’Université Libanaise Française. C’est une université de 10 ans qui offre des programmes en anglais et en kurde mais aussi possède un département en langue française. Il y avait deux ministres qui ont participé à la conférence ; le ministre d’agriculture et le ministre d’éducation supérieure. La région autonome du Kurdistan a déjà établi un ministère spécialisé en éducation supérieure ; ça montre qu’ils veulent développer et se redresser par l’éducation. L’éducation crée des générations cultivées et augmente la qualité du capital sociale et aussi devenait une industrie dans les pays développés. Même qu’il n y a pas beaucoup d’université en Kurdistan maintenant[3], c’est une bonne décision à investir en éducation pour attirer des professeurs et des étudiants d’autres pays de Moyen-Orient. La Turquie a aussi une université ici ; l’Université d’Ishik (Işık) qui a été établie par la communauté islamique de Fethullah Gülen. A cause des problèmes entre le gouvernement turc et la communauté de Gülen causé par l’attentat de coup militaire en l’année dernière, cette université a des problèmes mais elle est encore active. L’Université de Bilkent a aussi un collège turc ici ; le Collège de Bilkent Erbil. La conférence est passée sans aucun problème. Il y a des critiques contre le gouvernement turc mais les kurdes d’Irak savent très bien que leur sécurité et situation économique sont dépendantes à la Turquie. S’ils peuvent continuer à vendre le pétrole kurde ils peuvent attirer les investissements turcs, Arbil peut devenir « Paris du Moyen-Orient » ou peut rester comme une petite ville de région. Les hôtels ici ont été construits par les businessmen turcs et donc plusieurs turcs et kurdes de Turquie travaillent à Arbil. Alors l’intégration économique peut également apporter une intégration socioculturelle et politique dans l’avenir si elle continue comme aujourd’hui. La Turquie doit ainsi continuer à appliquer cette ligne de conduite pour avoir plus d’influence en Kurdistan. 

Au front d’Iraki Turkmène

Apres la conférence, j’ai visité également le front d’Iraki Turkmène, le parti politique de la minorité turkmène ici. Je pense que défendre les droits des turques en Chypre ou les turkmènes en Irak et Kurdistan n’est pas un acte d’ultranationalisme mais de démocratie. J’ai appris que les turkmènes vivent ensemble avec les kurdes en paix mais ils ont des problèmes économiques. Les universités turques peuvent donner des bourses pour les étudiants turkmènes et kurdes chaque année pour aider les jeunes de Kurdistan. Contre le terrorisme de PKK, cette geste va aider les sociétés de s’intégrer de plus en plus.

Finalement, l’ordre du jour populaire en Kurdistan était le référendum d’indépendance qui pourrait être organisé en aout ou en septembre. Il y a des rumeurs et des nouvelles dans les journaux kurdes sur ce sujet. Monsieur Massoud Barzani est le leader indiscutable des kurdes et il a consolidé son pouvoir dans les années dernières. Mais la fermeture du parlement kurde était un acte négatif pour la démocratie. Monsieur Barzani ne doit pas oublier que Mustafa Kemal Ataturk a dirigé même la guerre d’Independence de la Turquie par le biais de parlement turc. Les kurdes doivent avoir et méritent un parlement démocratique. Mais Monsieur Barzani peut être juste de créer une démocratie rational et limitée car le danger de DAESH et la nature extraordinaire de l’indépendance forcent le leadership kurde d’être très attentif. Une chose est certaine; les kurdes de l’Irak doivent prendre l’appui des pays comme la Turquie et les Etats-Unis pour l’indépendance. Si non, le référendum sera seulement symbolique. J’espère que les turcs et les kurdes vont trouver la voie meilleure dans leur avenir pour vivre en paix ensemble.

Dr. Ozan ORMECI


17 Mayıs 2017 Çarşamba

Erbil Notes (May 2017)


I participated into an international conference (AEC17 - Administration and Economics Conference 2017) organized by Lebanese French University and Erbil Polytechnic University last week and had chance to visit Erbil city once again for two days after two years.[1] Capital city of Kurdistan Regional Government, an autonomous region of the Iraq state, has continued to develop in the last two years despite of economic problems. In this piece, I am going to summarize my observations about my second visit to Erbil city.



Mosques in Erbil city

The first thing I noticed at the Istanbul Ataturk Airport was the agony of international tourists waiting in the lines for passport control for more than two hours. The problem is caused by the dismissal of thousands of police in relation to last year’s coup attempt due to their relation to Fethullah Gülen community. The coup attempt was a bloody event and those who organized it should be punished without any doubt. However, it is very sad to see that without a proper trial and court decision, the government used this attempt as an opportunity to cleanse the bureaucratic posts from opposing voices including Gulenists, leftists and pro-Kurdish civil servants in times of the state of emergency. In that sense, the post-failed coup period in Turkey was not very different from earlier post-coup periods. Moreover, it seems like touristic attractiveness of Turkey will continue to decline in the next months because of the safety concerns and uncomfortable services offered at the Istanbul’s main airport.

When I arrived at the Erbil city, I noticed that the prayer to call was a bit different than the classical Turkish prayer to call made in Arabic, probably caused by the sectarian difference between Shafii Kurds and Sunni-Hanefi Turks. Erbil was lively and crowded but not as suffocating as Istanbul which now hosts approximately 20 million people. According to official statistics, Erbil has a population around 1.8 million and it continues to develop.[2] There are thousands of American and British people working in military and civil duties in the city in addition to ten thousands of Turks. Moreover, there are around 30 Consulates in Erbil.[3] These include important countries in terms of diplomacy such as the United States, China, Russia, United Kingdom, France, Germany, Italy, Japan, Spain, Egypt, Netherlands, Sweden, Jordan and Greece. Turkey also has a very active and big Consulate in Erbil as one of the most influential countries in the region.[4] Some people from the government and Kurdish academics also told me about Azerbaijan’s efforts to establish a Consulate in Erbil, but I do not know for the moment if it is correct or just a rumor. American influence in Erbil is very visible although Americans are not around in day time. American cars and jeeps are more common here compared to Turkey. In addition, US dollar is the second official currency in Erbil. You can even exchange dollars in the street via mobile clerk exchange offices. Here, I should add that there are two American universities in Kurdistan Regional Government; one in Duhok (Dohuk) and the other in Sulaimaniyah. Especially The American University of Iraq Sulaimani is very famous and successful in education according to official reports and assessments. The U.S. has also invested a lot in Kurdistan in terms of security and it plans to have a total of 5 military bases in Erbil in the near future in order to coordinate its Middle East policy.[5] While this might be good for the stability and security in the region, it also worries many people in Turkey since Turkey’s strategic importance might reduce in the eyes of its Western allies if there will be another independent state in the Middle East like Kurdistan, which would probably become a staunch American ally. United Kingdom is also very influential in Kurdistan and there is a British university (British Royal University) in Erbil. More importantly, oil drilling rights in the Kurdistan region is in the hands of British and American companies. This provides a kind of guarantee to Kurds in the times of ISIS and radical terrorist movements.

Erbil Castle

At the Erbil Castle

Museum

A rocket that was used in Halabja chemical attack in 1988

Erbil Castle was at its place as two years earlier but the Kurdish flag seemed larger to me this time. Kurdistan flag was an element of crime in Turkey just few years ago, but recently when Kurdistan leader Masoud Barzani visited Turkey, Turkish state welcomed him with the Kurdistan flag in addition to Iraq flag and Turkish Prime Minister Binali Yıldırım defended this policy as a response to some critiques coming from nationalist circles.[6] I also noticed that the settlements around the Castle are evacuated due to restoration project. There is a small souvenirs shop and a museum of gems and stones as well at the Erbil Castle.

On the first day, we visited the city-center with other Professors coming from different countries. Lebanese French University Rector and Dean helped us a lot for having pleasant time. My students from North Cyprus became academics and assistants here and they received me warmly in Erbil. We had a lunch at Yasin Kebab, a famous restaurant here. Erbil is a typical Middle Eastern city that is developing, but still has some problems. Streets are not very clean and social life is often restricted to restaurants and malls. Restaurants are quite good and their food are delicious; but for attracting international capital and labor force, Erbil still needs more activities and places. Hotels are also quite good and they are mostly constructed by Turkish firms. Turkish businessmen needs to invest more in Erbil if they want to increase Turkey’s power and sympathy in the region. I also noticed that there were many security people around the city, which might be disturbing for tourists; but I should admit that living in a safe city in Iraq is not that easy these days especially considering the rest of the country.

Lebanese French University campus

Dimitrie Cantemir Christian University’s Rector Professor Cristiana Christureanu

Bilkent Erbil College

12 Professors from 6 countries participated into the conference

Second day is separated to academic activities. AEC17 is organized at the Lebanese French University’s main campus, a university that was established 10 years ago and giving education in Kurdish and English languages. However, they have a French language department as well. The organization was carefully prepared and was very good. Two Ministers (Minister of Agriculture and Minister of Higher Education) from the Kurdistan government also joined the conference and made opening speeches. Kurdistan Region established a separate ministry for Higher Education, which shows that they take this issue very seriously. Education is the key to success in developing countries and regions; not because it increases the quality of social capital and raises the new generations, but also plays a beneficial role as a development model by attracting foreign students and academics. The number of universities in Kurdistan region are not too much for the moment[7], but they are getting better and employs some foreign academics as well. The only Turkish university here is the Işık (İshik) University that was established by the Gülen community few years ago. However, due to Turkish government’s pressures, education activities of the university have become problematic in the last months though it is still open. Bilkent University also established a very quality college here for secondary education, Erbil Bilkent College, as another Turkish educational investment in the region. It would be very beneficial for Turkey and Kurdistan if Bilkent University might open a campus also in Erbil for higher education. The conference was a great success and everyone enjoyed the day. My presentation also was praised, but I had to respond to some critics in relation to Turkey’s democratic level after the detention of pro-Kurdish party HDP’s top officials including the party leader Selahattin Demirtaş as well as the authoritarian model adopted by the government in the last months. However, I realized that Kurds in Iraq support Turkey and they know that their economic success is greatly dependent on Turkey. Turkey’s increasing oil purchases from Erbil and its new investments might make this region a new Paris in the Middle East, or Erbil might stay as an ordinary Middle Eastern city.

My visit to Iraqi Turkmen Front branch in Erbil

After the conference, I also paid a visit to Iraqi Turkmen Front branch in Erbil. As a strong supporter of minority rights in all countries, I think supporting the rights of Turks in Cyprus or Turkmens in Iraq will not be an act of ultra-nationalism, but rather of democracy. I once again heard that Turkmens are happy living with Kurds in Kurdistan, but they have many problems related to finance and education. Turkish universities might provide scholarship for one Turkmen and one Kurdish student each year; which would mean, every year there will be almost 200 Iraqi (Kurdistan Regional Government) citizens that will be raised by Turkish universities. It is a fact that Turks, Kurds and Turkmens are obliged to live together in this region and they could find better policies to live in peace by erasing the memories of the past that is overshadowed by the terrorist activities of PKK.

Lastly, I made some unofficial contacts with people from the government about the political future of Kurdistan and Iraq. The most important issue was the reopening of the parliament that was dissolved several months ago by Barzani. Masoud Barzani has consolidated his leadership and grasped the power in the Kurdistan region in recent years and he thinks that in the times of ISIS and potential Kurdistan independence referendum, a maximalist form of democracy is not convenient. However, since he wants to become Kurds’ Ataturk and establish an independent Kurdistan state, I should remind him that Mustafa Kemal Ataturk ruled Turkey’s National Struggle and Independence War from the Turkish Grand National Assembly. Thus, a democratic parliament is absolutely needed for Kurds and all other nations. Other than this, there are rumors and news about an independence referendum in August or September; but this would not be binding if there is no agreement reached between Turkey, Iran, USA and Iraq. An independent Kurdish state might still be considered risky by some regional and international actors, so, Barzani and Kurds should be very careful in planning the future. Although as CFR expert Steven Cook writes, “conditions are ripening for a Kurdish state”[8], a wrong and unplanned move might spoil all the efforts that were made until today. As a Turkish citizen who loves both Kurds and Turks, I hope our nations would find the best way to live together in peace and harmony.

Assist. Prof. Dr. Ozan ORMECI

[1] For the story of my first visit to Erbil; http://politikaakademisi.org/2015/07/30/erbil-observations/.

11 Mayıs 2017 Perşembe

Erbil İzlenimleri (Mayıs 2017)


Daha önce 2015 yılı Temmuz ayında Türk Üniversiteleri Eğitim Fuarı için ziyaret ettiğim[1] Irak’a bağlı Kürdistan Bölgesel Yönetimi’nin Erbil şehrini, katıldığım bir uluslararası konferans vesilesiyle geçtiğimiz Salı ve Çarşamba günleri bir kez daha ziyaret etme fırsatı buldum. “Çok okuyan ve çok gezen bilir” sözünden hareketle hem okumaya, hem de gezmeye çalışan bir akademisyen olarak, Erbil şehrinde gözlemlediklerimi bu yazıda sizlerle paylaşmaya çalışacağım.


Erbil’de bulunan camiiler

Yolculuğuma başlarken ilk dikkatimi çeken konu, İstanbul Atatürk Havaalanı’nda personel sıkıntısı nedeniyle pasaport kontrol noktalarının yarısının kapalı olması ve bu noktalarda uzun kuyrukların oluşması oldu. Bu durumun yabancı turistleri çok huzursuz ettiğini ve iki-üç saat kadar kuyrukta kalmak zorunda olan turistlerin uçaklarını kaçırmamak için büyük stres yaşadıklarını fark ettim. Umuyorum bu konu kısa sürede halledilir; zira turizm gelirleri Türkiye ekonomisinde hala azımsanmayacak derecede önemli bir unsur ve uzun kuyrukların turistler üzerindeki etkisi pek de hoş değil.

Gece vardığım Erbil şehrinde ertesi sabah ilk fark ettiğim konulardan birisi, Şafii mezhebine mensup Kürtlerin camilerinde okunan ezanın Türkiye’de alışık olduğumuz ezandan biraz daha farklı olmasıydı. Erbil şehri oldukça canlı ve hareketliydi; ancak İstanbul gibi rahatsız edici derecede yoğun bir kalabalık da yoktu. Toplam 1,8 milyon civarında nüfusunun olduğu tahmin edilen Erbil[2], hızla gelişen-kalkınan bir şehir ve Irak’a bağlı Kürdistan Bölgesel Yönetimi’nin de başkenti durumunda. Şehirde binlerce Amerikalı ve İngiliz askeri ve sivil personel görev yapıyor. Ayrıca 30 civarında ülkenin de burada Konsolosluğu açılmış durumda.[3] Bu ülkeler arasında ABD, Çin, Rusya, Birleşik Krallık, Fransa, Almanya, İran, İtalya, Japonya, İspanya, Mısır, Hollanda, İsveç, Ürdün ve Yunanistan gibi uluslararası siyaset açısından önemli ülkeler de var. Türkiye’nin de en büyük Konsolosluklarından birisinin yer aldığı Erbil’de[4], akademisyenler ve öğrenciler arasında Azerbaycan’ın da yakında burada bir Konsolosluk açabileceği yönünde -henüz teyit ettiremediğim- konuşmalara kulak misafiri oldum. Ortalıkta pek görünmeseler ve kendi özel sitelerinde yaşasalar da, Kürdistan bölgesinde Amerikan etkisi son derece yoğun. Örneğin, Amerikan arabaları ve cipleri şehirde çok yaygın. Dahası, ilk gidişimde de gözlemlediğim gibi, Amerikan doları adeta burada gayrıresmi para birimi statüsünde. Duhok ve Süleymaniye’de bulunan iki Amerikan üniversitesini de bu noktada esgeçmemek gerek. Zaten ABD’nin bu bölgede 5 kadar askeri üs kuracağı daha önce uluslararası basında ifade edilmiş bir konu.[5] Amerikan ve İngiliz enerji şirketlerinin de Kürt petrolünün çıkarılması ve satılmasında öncelikleri ve büyük yatırımları var. Kürdistan bölgesinde bir İngiliz üniversitesi de kurulmuş durumda. Tüm bunlar, IŞİD tehdidi nedeniyle Kürdistan’a ve bölge halkına istikrar sağlayan olumlu gelişmeler olarak görülebilir. Ancak bir yandan da, Kürdistan’ın İngiltere (Birleşik Krallık) ve ABD’ye iyi bir askeri ve siyasi müttefik olmasının Türkiye’nin bölgesel gücü ve ABD nezdindeki önemi açısından olumsuz bir faktör olabileceği yönünde daha önce Türk uzmanlardan duyduğum çeşitli görüşler var.

Erbil kalesi (uzaktan)


Erbil kalesinden şehir merkezi

Müze

İlk gün gezdiğimiz Erbil Kalesi, tüm heybetiyle iki yıl önce bıraktığım gibi yerinde duruyor. Ancak kalenin surları tamamen boşaltılmış ve buraya turistler için bir hediyelik eşya mağazası ve küçük bir taş ve mücevherat müzesi kurulmuş. Kalenin içerisinde dev bir Kürdistan bayrağı da dalgalanmaya devam ediyor. Bir zamanlar Türkiye’de suç unsuru kabul edilen Kürdistan bayrağı, hatırlanacağı üzere Kürdistan Bölgesel Yönetimi lideri Mesut Barzani’nin son Türkiye ziyaretinde Türk resmi makamlarınca da Irak bayrağı yanında göndere çekilmişti ve Başbakan Binali Yıldırım tarafından da bu durum savunulmuştu.[6]

Konferansa gelen akademisyenlerle şehir merkezinde

Konferans için farklı ülkelerden gelen akademisyenlerle birlikte Lübnan Fransız Üniversitesi Rektörü ve Dekanı tarafından son derece sıcak bir şekilde karşılanan bizler, ilk günümüzü bu şekilde şehirde kısa bir tur atarak geçirdik. Kalenin karşısındaki şehir merkezi de pek değişmemişti; tipik bir Orta Doğu şehri pazar yerini andıran bu bölgede, Yasin Kebap adlı buranın meşhur bir lokantasında hep birlikte yemek yedik ve sonrasında bir kahvehanede bu bölgeye özgü çay içtik. Etrafta silahlı çok sayıda görevlinin olması biraz rahatsız edici olsa da, güvenlik açısından bunun faydalı ve gerekli olduğunu belirtmeliyim. Zira Kürt bölgesi dışında Irak’ın geri kalanında hala Sünni ve Şii gruplar arasında kısmi bir iç savaş devam ediyor ve terör eylemleri de sıklıkla yaşanabiliyor. Ayrıca Kürt bölgesinde halkın ve yabancı görevlilerin rağbet ettiği birçok güzel restoran da mevcut. İki gün boyunca ev sahiplerimizin misafirperverlikleri nedeniyle bu restoranlarda birbirinden güzel ve leziz yemekleri tatma fırsatı bulduk.

Lübnan Fransız Üniversitesi kampüsü

Dimitrie Kantemir Üniversitesi Rektörü ile

Bilkent Erbil Koleji

Ertesi gün katıldığımız konferansa Kürdistan Bölgesel Yönetimi’nden iki Bakan’ın da katılması dikkat çekiciydi. Bölgesel yönetimin Tarım Bakanı ve Yüksek Öğretim Bakanı, konferansa gelerek konferansın açılış konuşmalarını yaptılar. Kürt bölgesinde Yüksek Öğretim için ayrı bir Bakanlığın kurulmuş olması önemli bir gelişme ve burada eğitime verilen önemi gösteriyor. KKTC için de konuşulan bu uygulama, Kürt halkı için çok faydalı olabilir; zira kaliteli yüksek eğitim hem bölgedeki sosyal sermayeyi geliştirecektir, hem de eğitim endüstrisinin kurumsallaşması sayesinde bu yolla ekonomik menfaatler elde edilebilir. Zaten Kürdistan bölgesinde daha şimdiden birçok kaliteli üniversite kurulmuş durumda.[7] Elbette bu üniversitelerin iyi standartlara ulaşmaları zaman alacaktır; ama bir yerden de başlamak gerekiyor. Türkiye’nin bu bölgedeki tek üniversitesi ise Fethullah Gülen cemaati tarafından kurulmuş olan Işık Üniversitesi imiş. Ancak Türkiye’de 15 Temmuz darbe girişimi ardından yaşanan gerilimli süreçler nedeniyle bu üniversitede de son bir yılda çeşitli sorunlar oluşmaya başlamış. Buna karşın, üniversite henüz kapatılmamış ve Kürt ortağıyla birlikte eğitim faaliyetlerine devam ediyor. Bölgede Türkiye menşeli tek eğitim kurumu elbette bu okul değil; örneğin Bilkent Üniversitesi’nin kurduğu özel bir orta öğretim kurumu olan Bilkent Erbil Koleji’nde de son derece kaliteli eğitim verildiği belirtiliyor. Konferansın düzenlendiği Lübnan Fransız Üniversitesi de yaklaşık 10 yıl kadar önce kurulmuş bir özel üniversite ve bu kurumun da hızla geliştiği ifade ediliyor. Eğitim dili Kürtçe ve İngilizce olan bölümlerin dışında, burada Fransızca dil eğitimi verilen bir bölüm de mevcut. Konferans, gün boyu devam eden bildiriler ve sunumlarla son derece başarılı bir şekilde tamamlandı ve herkes buradan gayet memnun ayrıldı. Konferansa 5-6 farklı ülkeden 12 kadar akademisyen katılmıştı. Konferansın katılımcıları arasında Romanya’daki Dimitrie Kantemir Hıristiyan Üniversitesi’nin Rektörü de vardı. Ayrıca KKTC’de yetiştirdiğim öğrencilerin şimdi Lübnan Fransız Üniversitesi’nde asistan, akademisyen ve yönetici olmaları da beni son derece mutlu etti. Bu şekilde eğitimde verdiğimiz emeklerin boşa gitmediğini ve bir halkın gelişimine katkı sunduğunu görmek, bir akademisyen için en büyük mutluluk olsa gerek.

Erbil’deki Irak Türkmen Cephesi merkezinde

Konferansın ardından Erbil’de Irak Türkmen Cephesi merkezini de ziyaret etme fırsatı buldum. Burada görüştüğüm yetkililer, Türkmenlerin Kürtlerle bu bölgede barış içerisinde yaşadıklarını, ancak eğitim ve sağlık hizmetleri konusunda Türkiye’den daha fazla yardım beklediklerini ifade ettiler. Bu konuda Türkiye üniversitelerinden Türkmen öğrencilere burs sağlanması talebi de sıklıkla dile getirilen bir konu oldu. Bu alanda Türkiye üniversitelerinin çok daha aktif olmaları mümkün; her Türkiye üniversitesi bir Türkmen ve bir Kürt öğrenciye burs verirse, bu durum, yıllar içerisinde binlerce Türkiye dostu Türkmen ve Kürt öğrencinin yetişmesi anlamına gelecektir. Zira şu bir gerçek ki, bu coğrafyada birlikte yaşamaya mahkûm olan Türkler, Kürtler ve Türkmenler, iyi geçinmenin yollarını aramak ve bulmak zorundalar.

Kürdistan ziyaretimde görüştüğüm akademisyen ve yetkililer, bölgedeki siyasi durumla ilgili de çeşitli bilgiler verdiler. Bir süredir kapalı olan parlamentonun bir ay içerisinde yeniden açılması ve Eylül ayında bağımsızlık referandumunun düzenlenmesi en sık konuşulan konulardı.[8] Bölgede Barzani-Talabani yanlıları arasındaki tatlı rekabet halen devam ederken, Kürtlere ait bağımsız bir devlet kurma düşüncesi bu rekabeti biraz olsun yatıştırıyor denilebilir. Ancak son dönemde Mesut Barzani ve ailesinin Kürt siyasetinde çok öne çıkması, diğer grupları halen bile rahatsız edebiliyor. Barzani’nin bağımsızlık istediği ve bunun kendi liderliği altında olmasını talep ettiği çok açık; ama bu konuda hala tereddütler var. En önemli konu ise, kuşkusuz Türkiye, İran ve ABD gibi bölgede etkili olan ülkelerin bu konuda verecekleri tepki. CFR analisti Steven Cook’un da belirttiği üzere[9], bu konuda koşullar olgunlaşmaya ve rüzgâr Kürtlerin lehinde esmeye başladıysa da, bölgede Türkiye’den habersiz ve izinsiz böyle bir işe girişmek çok riskli olacaktır. Türkiye’nin tavrının ne olacağı ise henüz tam olarak öngörülemiyor; zira AK Parti hükümetiyle çok yakın ekonomik, siyasi ve kültürel ilişkiler tesis edilmiş olsa da, özellikle seçim ve referandum dönemlerinde Cumhurbaşkanı Recep Tayyip Erdoğan başta olmak üzere bazı Türk siyasetçilerince kullanılan Türk milliyetçisi söylem ve argümanlar, bölgede korkulara neden olabiliyor. Ayrıca petrol anlaşması ve maaş krizi sonrasında Irak merkezi hükümeti ile (Bağdat) ile köprülerin atılmış olmasının da bağımsızlık yönünde aslında bir altyapı sağladığı ve faydalı olduğu söylenebilir. Çünkü bu sayede ekonomik açıdan kendi ayakları üzerinde durmaya başlayan Kürdistan Bölgesel Yönetimi, son dönemde yaşanan zorluklara rağmen kesinlikle çökmekte olan bir ekonomik yapı görünümünde de değil. Hatta bölgedeki restoranların son derece pahalı olduğu ve dolarla çalıştıkları da bu noktada belirtilebilir. Devlet görevlilerinin maaşlarında aksamalar yaşansa da, özel sektör, Türkiye’nin de desteğiyle hızla gelişiyor ve bölgede sürekli yeni inşaatlar yapılıyor. Yeni kurulan işler de var; hatta bölgede binlerce Türkiye’den gelen Türk ve Kürt de farklı işlerde çalışıyorlar.  Ayrıca Hindistan, Bangladeş ve Suriye kökenli çalışanlar görmek de mümkün. Türkiye’nin gücünün farkında olan Kürtler, büyük ağabeyleri ile kuşkusuz iyi geçinmek istiyorlar. Ama senelerdir yaşanan terör olgusu nedeniyle, toplumlar arasında mutlak güven ilişkilerinin kurulması biraz daha zaman alacak gibi gözüküyor.

Sonuç olarak, Kürdistan Bölgesel Yönetimi’nin Erbil şehrine yaptığım ziyaretin son derece öğretici olduğunu söylemeliyim. Olayları sadece kitaplardan okumamak ve tarihe tanıklık etmek için, akademisyen ve araştırmacıların kesinlikle farklı ülkeleri gezmeleri ve insanlarla doğrudan konuşabilmeleri gerekiyor. Zor ekonomik koşullarımıza karşın, Türkiyeli akademisyenler olarak bu konuda iyi bir noktada olduğumuzu ve hocalarımızın açtıkları yoldan yeni nesil akademisyenlerin de aynı doğrultuda ilerlediklerini belirtmek isterim.

Yrd. Doç. Dr. Ozan ÖRMECİ


Yeni Bildiri: "Characteristics of First-Class Democracies: The Role of Political and Economic Factors"


Beykent Üniversitesi Siyaset Bilimi ve Kamu Yönetimi (İngilizce) bölümü öğretim üyesi ve Uluslararası Politika Akademisi (UPA) Genel Koordinatörü Yrd. Doç. Dr. Ozan Örmeci, 10 Mayıs 2017 tarihinde Irak'ın Kürdistan Bölgesel Yönetimi'ne bağlı Erbil şehrinde -Lübnan Fransız Üniversitesi (LFU) ve Erbil Politeknik Üniversitesi'nin (EPU) ortaklaşa düzenlediği- "AEC17" (Administration and Economics Conference 2017) adlı uluslararası konferansa katıldı ve burada "Characteristics of First-Class Democracies: The Role of Political and Economic Factors" adlı bir bildiri sundu. Aşağıdaki linklerden bu bildiriye ve bildirinin video kayıt ve fotoğraflarına ulaşabilirsiniz.



Video kayıt





Fotoğraflar