30 Kasım 2020 Pazartesi

La Politique Intérieure de la Turquie : La Crise Economique et La Conjoncture Politique Actuelle

 

L’Introduction

La politique intérieure de la Turquie est toujours problématique malgré le pouvoir de Recep Tayyip Erdoğan et son parti l’AKP (Parti de la justice et du développement). Erdoğan et son parti islamo-conservateur continue encore de gouverner la Turquie depuis 2002/2003 -presque 18 années- sans arrêt.[1] Comme le Président Erdoğan -le candidat du bloc d’Alliance Populaire (Cumhur İttifakı) de l’AKP et le MHP (le Parti d’action nationaliste)- a gagné l’élection présidentielle en 2018 facilement contre Muharrem İnce, le candidat de CHP (le Parti républicain des peuples) et le bloc d’Alliance Nationale (Millet İttifakı) avec le Bon Parti (İYİ Parti) et le Parti de la Félicité (Saadet Partisi), normalement la prochaine élection présidentielle sera organisée en 2023. Mais le Président Erdoğan peut organiser une élection présidentielle anticipée si les effets négatifs de la crise économique peuvent supprimer avant 2023 pour garantir 5 années en plus au palais présidentiel. Dans cet article, je vais résumer les développements politiques important dans la Turquie en 2020 et évaluer la conjoncture politique.

La crise économique : Mythe ou Réalité ?

Premièrement, on doit dire que la crise économique de la Turquie en 2020 n’est pas un mythe ou une exagération. Contrairement aux plusieurs pays européennes, la croissance économique de la Turquie était toujours en hausse et excédent dans les années dernières jusqu’à 2020. Mais en 2020, le Fonds monétaire international (IMF) estime que la Turquie se dégrade approximativement 5 % à cause de la pandémie et des relations conflictuelles avec les pays occidentaux. Dans le deuxième quart, la dégradation était 9,9 % selon TurkStat (l’Institut de Statistiques de la Turquie, l’institution officielle de la Turquie pour les statistiques).[2] En même temps, les statistiques de FMI aussi nous montrent que l’inflation moyenne est presque 12 % (11,9 %). Ces nombres nous disent que le pouvoir d’achat du peuple turc a significativement diminué pendant 2020. Ce n’est pas par hasard que le Ministre du Trésor et des Finances et le beau-fils d’Erdoğan, Berat Albayrak a récemment soumis sa démission et a été remplacé par Lütfi Elvan.[3]

Les statistiques de l’économie de la Turquie en 2020 selon le FMI : la croissance économique (-5 %) et l’inflation moyenne (11,9 %)[4]

Si les effets de la pandémie peuvent être éliminés par le gouvernement, la croissance économique de la Turquie peut repartir facilement en 2021. Cependant les relations conflictuelles avec les pays occidentaux causent encore une barrière pour des capitaux flottants. La Turquie essaye de remplacer des capitaux flottants venant des pays occidentaux avec des nouveaux liens économiques avec les pays orientaux comme la Chine et le Qatar. Par exemple, récemment le Qatar a acheté 10 % des actions de Borsa İstanbul (la Bourse de la Turquie située à Istanbul[5]).[6]

Les appuis actuels des partis politiques

Selon les sondages d’Istanbul Ekonomi publié le 2 novembre 2020, l’AKP est toujours le plus grand parti du pays avec 33,2 % de soutient.[7] Le succès de Président Erdoğan et son parti n’est pas accidentel: Erdoğan a réussi de se mettre en contact avec les gens pieux et pauvres depuis 2003 par résoudre leurs problèmes politiques (l’interdiction du voile etc.). L’AKP est aussi le plus populaire parti politique en Turquie par le nombre de ses membres ; le parti a plus de 10 million de membres et 601.000 nouvelles membres ont été enregistré dans le parti en 2020.[8] Le MHP, le partenaire ultranationaliste de l’AKP, a aussi encore 8,8 % d’appui. Alors, les deux partis peuvent facilement atteindre 42-43 % des votes dans une élection anticipée sous le bloc d’Alliance Populaire (Cumhur İttifakı). Mais le nouveau système présidentiel en Turquie nécessite 50 %+1 des votes pour être élu au premier tour. Le deuxième tour pourrait être risqué pour Erdoğan particulièrement s’il y aura un candidat jeune et populaire contre lui. Alors, le Président Erdoğan et son partenaire Devlet Bahçeli, le chef de MHP, peuvent mettre à l’ordre du jour dans les mois prochains une révision de système d’électorale par diminuer le seuil présidentiel à 45 % ou 40 % au nom de la stabilité politique.

Le sondage d’Istanbul Ekonomi publié en novembre 2020[9]

Selon le dernier sondage d’Istanbul Ekonomi, il y a une chute pour le CHP. Le parti est estimé à avoir 16,5 % des suffrages car le parti ne peut pas enthousiasmer le peuple. Mais le chef de CHP Kemal Kılıçdaroğlu a une stratégie telle qu’il  permet et aussi favorise l’établissement des nouveaux partis politiques en gauche et surtout en droit s’ils opposent au régime d’Erdoğan. On doit se rappeler que Monsieur Kılıçdaroğlu et son parti ont aidé le Bon Parti pendant leur processus d’établissement difficile. Maintenant Kılıçdaroğlu construit de bonnes relations avec les parties en droit aussi comme le Parti de Futur d’Ahmet Davutoğlu et le Parti de DEVA (le Parti de la démocratie et du progrès) d’Ali Babacan. Alors, le bloc d’Alliance Nationale (Millet İttifakı) de CHP peut atteindre 33-34 % facilement maintenant avec les votes de Bon Parti (13,5 %), le Parti de DEVA (2,4 %), le Parti de Futur (0,9 %) et le Parti de Bonheur  (0,6 %). En plus, l’avancement de Bon Parti de façon lente mais régulière est une bonne nouvelle pour le bloc d’Alliance Nationale. Mais si l’appui de Bon Parti et de CHP seront proches, le choix de candidat présidentiel pour le bloc peut être plus difficile et conflictuel. Les candidats favoris sont toujours Ekrem İmamoğlu (le maire d’Istanbul) et Mansur Yavaş (le maire d’Ankara). Mais le chef du Bon Parti Meral Akşener peut aussi essayer de dicter son nom comme le candidat présidentiel du bloc. D’autre part, il y a encore 13,1 % du peuple turc qui sont indécis pour l’élection prochaine. Alors les candidats et les partis politiques qui vont convaincre les indécis pourraient avoir beaucoup plus chance dans les années prochaines.

Encore des nouveaux partis politiques ?

En même temps, des personnes de politiques ambitieuses commencent des nouveaux mouvements et partis politiques en Turquie. Par exemple, le candidat présidentiel de CHP en 2018, Muharrem İnce fait un tour de la Turquie en visitant toutes les 81 villes du pays et il est en train de commencer un nouveau parti politique. İnce dit qu’il va essayer d’ajuster le CHP d’abord ; mais il n’a pas d’autre choix, il va établir son parti.[10]

Mustafa Sarıgül et Muharrem İnce

D’autre part, Mustafa Sarıgül, l’ancien maire populaire de Şişli et un social-démocrate assez connu va établir son nouveau parti en décembre sous le nom de Mouvement du Changement de la Turquie (Türkiye Değişim Hareketi-TDP). Sarıgül annonce que son parti ne va pas supporter l’un des deux blocs et sera un parti différent du CHP.[11] Ces deux initiatives peuvent diminuer les votes du CHP encore plus vers 13-14 %. Alors Kemal Kılıçdaroğlu doit essayer de réunir les partis de gauches au sein du CHP ou du moins dans le bloc d’Alliance Nationale. Ces deux partis ne peuvent pas remplacer le CHP ; mais ils ont le potentiel de faire le Bon Parti le parti plus fort d’opposition an attirant les électeurs du CHP.

La Postface

Alors la politique de la Turquie est toujours dynamique et les nouvelles initiatives prouvent que la Turquie possède sa démocratie malgré une tendance négative en Turquie et le monde entier durant les dernières années avec le succès des régimes autoritaires. La crise économique et les pas politiques du gouvernement seront déterminants pour l’élection prochaine. En même temps, surtout le CHP doit faire un progrès pour ne pas perdre sa position comme le deuxième parti et le support des gens opposants au régime d’Erdoğan.

Dr. Ozan ÖRMECİ

 

[1] L’AKP a gagné l’élection générale en le 3 novembre 2002 et a formé le gouvernement en seul mais Recep Tayyip Erdoğan était devenu le Premier Ministre en 2003 (le 15 mars 2003) à cause de son interdiction politique.

[2] Gokhan ERGOCUN (2020), « Turkish economy narrows 9.9% in Q2 », Anadolu Ajansı, https://www.aa.com.tr/en/economy/turkish-economy-narrows-99-in-q2/1958336 (Page consultée le 30 novembre 2020).

[3] Wejden JLASSI (2020), « Turquie : Décret présidentiel nommant Lutfi Elvan ministre du Trésor et des Finances », Anadolu Ajansı, https://www.aa.com.tr/fr/turquie/turquie-d%C3%A9cret-pr%C3%A9sidentiel-nommant-lutfi-elvan-ministre-du-tr%C3%A9sor-et-des-finances-/2037957 (Page consultée le 30 novembre 2020).

[4] International Monetary Fund, « Turkey », https://www.aa.com.tr/en/energy/energy-diplomacy/world-bank-turkish-economy-to-grow-05-in-2020/28930 (Page consultée le 30 novembre 2020).

[5] Borsa İstanbul, https://www.borsaistanbul.com/tr/ (Page consultée le 30 novembre 2020).

[6] Emre DEVECI (2020), « Yüzde 10’u Katar’a satılan Borsa İstanbul’un 16,2 milyar TL nakit varlığı var », Sözcü, https://www.sozcu.com.tr/2020/ekonomi/yuzde-10u-katara-satilan-borsa-istanbulun-162-milyar-tl-nakit-varligi-var-6143860/ (Page consultée le 30 novembre 2020).

[7] Türkiye Raporu, « Bu Pazar Genel Seçim Olursa Hangi Partiye Oy Verirsiniz ? », https://www.turkiyeraporu.com/sureklitakip (Page consultée le 30 novembre 2020).

[8] Doğruluk Payı, « 2020 İtibariyla AK Parti’nin Üye Sayısı Ne Kadar ? », https://www.dogrulukpayi.com/iddia-kontrolu/recep-tayyip-erdogan/ak-parti-sadece-bu-yil-yaptigi-601-bin-yeni-uye-ile-pek-cok-partinin-toplam-uye-sayisini-geride-birakmistir (Page consultée le 30 novembre 2020).

[9] Türkiye Raporu, « Bu Pazar Genel Seçim Olursa Hangi Partiye Oy Verirsiniz ? », https://www.turkiyeraporu.com/sureklitakip (Page consultée le 30 novembre 2020).

[10] Sözcü (2020), « Muharrem İnce: CHP’yi düzeltemiyorsak partiyi kuracağız », https://www.sozcu.com.tr/2020/gundem/muharrem-ince-chpyi-duzeltemiyorsak-partiyi-kuracagiz-6121541/ (Page consultée le 30 novembre 2020).

[11] İsmail SAYMAZ (2020), « Sarıgül, TDP’yi Aralık’ta kuruyor », Sözcü, https://www.sozcu.com.tr/2020/yazarlar/ismail-saymaz/sarigul-tdpyi-aralikta-kuruyor-6145647/ (Page consultée le 30 novembre 2020).


Hiç yorum yok: